Des mots sensuels...

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Nick & Co.

Chuchote-moi

La fable (par Christophe Boyer-Pacenza)

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Jean caressait d'un doigt rêveur cette croupe si mâle qui n'aspirait qu'à une seule chose : engloutir cette virilité turgescente qui se pavanait devant sa bouche. Jean ne voulait pas se précipiter. Il voulait goûter à tous les instants humides et sensuels de ce corps qu'il avait tant désiré lorsqu'il l'avait vu pour la première fois sur la plage, recouvert de cette huile solaire et laissant transparaître cette sexualité brute et douce à la fois d'un homme dans la force de son âge.

 

 

Il avait abordé cet inconnu en tentant de cacher son désir naissant dans son maillot de bain. L'homme l'avait regardé droit dans les yeux, sans retenue et lui avait simplement dit : Je m'appelle Franck… et cette bosse dans ton slip me fait dire que l'on est deux à avoir envie de s'isoler…

 

Jean en avait eu le souffle coupé mais avait réagi au quart de tour en suivant Franck sur un petit chemin dans les dunes. Cela les mena à une maison cachée par des thuyas et dont il ne sortait aucun bruit. Franck le devança dans la maison, se retourna et le colla au mur pour l'embrasser longuement, sensuellement, lui faisant sentir son désir brûlant le long de sa cuisse, incitant Jean, par ses gestes, à lui caresser le dos et à descendre encore plus bas pour cueillir l'essence même de son envie la plus profonde.

 

D'un geste rageur, Franck se détacha de la bouche de Jean et le conduisit à la chambre baignée d'un soleil perçant de volets à demi fermés. Il s'allongea sur le dos et se mit à se caresser son sexe à travers le tissu distendu pour l'inciter au plaisir. Jean se pencha et, avec ses dents, tira sur ce bout de tissu qui le séparait de l'objet tant convoité. Il remonta en le léchant le long de la jambe pour finir par engloutir d'un coup le gland humide et rouge, au goût de mer, et se mit à faire de lents mouvements de va-et-vient en malaxant les testicules gonflées et dures de cet inconnu.

 

Puis il se releva, se caressa le torse tout en enlevant son maillot et montrant cette virilité si avide de chair à assouvir. Il se coucha le long de Franck, le fit se retourner et commença ses caresses. Il s'attarda sur le bas du dos et dans un souffle rauque lécha cette rose si florissante qui s'ouvrit lentement sous ses coups de langue magique.

 

Franck se mit à gémir et à tendre son cul pour sentir cette langue entrer plus profondément et dit dans d'une voix caverneuse : Prends-moi, maintenant, enfonce mon ton dard, j'en ai trop envie…

 

Jean se mit lentement sur Franck. D'une main il tint son sexe droit vers ce trou si accueillant et se laissa happer par cette chaleur si intense qu'il en ferma les yeux. Il sentit Franck qui se tordait de plaisir sous ses coups lents et profonds. Il le sentir s'ouvrir encore plus jusqu'à n'être plus qu'une suite de spasmes de plaisir qui remontait le long de la colonne vertébrale pour finir par éclater dans la tête.

 

Jean ne voulait pas jouir, il voulait profiter. Alors il se releva, retourna Franck sur le dos, s'immisça entre ses cuisses et reprit son long travail de plaisir ininterrompu. Un cri rauque sortit de la bouche de Franck et Jean fut surpris de voir celui-ci éjaculer de longs traits crémeux sur son ventre et se mêler à sa pilosité donnant l'image même de la virilité qui lui plaisait tant.

 

Jean voulut s'arrêter mais Franck lui demanda de continuer, de jouir en lui, de laisser sa semence inonder son ventre pour en ressentir la chaleur et la puissance. Jean continua alors, le sourire aux lèvres, les yeux plantés ceux de Franck pour y lire son plaisir continuel et se laissa aller à cette sensation qui entourait son sexe et le comprimait avec tant de délice.

 

Il continua encore un long moment, subjugué de voir Franck prendre autant de plaisir dans cet acte si charnel. Et quand il sentit le plaisir monter le long de sa verge, quand il sentit celle-ci devenir encore plus dure juste avant de se libérer de sa liqueur séminale, à cet instant précis où l'on se prend pour un dieu, il vit Franck de nouveau jouir en même temps que lui et pousser un long râle d'une satisfaction non feinte.

 

Il se laissa retomber sur ce corps qu'il découvrait avec tant de tendresse et de brutalité mêlées et lui donna de longs baisers rendus avec la même fougue.

Les corps continuèrent à se mélanger, les ventres soudés par le sperme de Franck, les poils mêlés les uns aux autres. Le sommeil les trouva ainsi unis pour leur donner l'apaisement d'après la jouissance.

 

Lorsque Jean se réveilla lentement, il sentit ce corps collé entre ses bras puissants, ce corps si large, ce corps qu'il s'était surpris à désirer, qu'il s'était surpris à aimer sans aucune retenue, sans aucune pudeur, juste laisser son désir parler. Lui qui n'avait jamais aimé que des femmes jusqu'à cet instant.

 

 

 

 

Christophe est un homme qui aime jongler avec la musique des mots et jouer dans différentes cours : nouvelles, essais ou poésies, délires ou érotisme, il n'y a pas de limites à son écriture. 

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