Accords d'émois une heure (par Macha Seruoff)

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Excercice érotique à deux voix mais écrit en solo...

 

Vous êtes entrée dans cette chambre que je voulais alcôve. J'avais tiré les lourds rideaux rouges et juste allumé une petite lampe. Envie d'une ambiance tamisée. Vous êtes entrée dans cette chambre sans dire un mot. Sans un bruit.

 

Je vous ai débarrassée de votre veste de votre sac et puis je vous ai pris la main. Guidée jusqu'à la salle de bain où je vous ai demandé de vous dévêtir. Puis je vous ai attendue, assis sur le lit. Impatient. Excité. Mes mains s'énervaient. Vous êtes sortie. Enfin. Le bandeau prévu sur vos yeux. Superbe. Vos seins emprisonnés dans de noires dentelles. Votre sexe emmuré dans un assorti pourtant affriolant. Vos jambes gainées de noir satin. Je vous ai tendu la main pour vous amener jusqu'à moi. Je vous ai agenouillée. J'ai lié vos mains avec de la soie. Dans votre dos j'ai touché votre peau. Embrassé votre nuque. Respiré vos senteurs. De votre corps j'ai redécouvert les formes. Senti la douceur.

Frôlé les contours. Ma bouche s'est aventurée sur vos moindres parcelles. Mes mains ont caressé vos plus petits recoins. J'ai retiré votre prison de dentelles et vos deux joyaux ont été empaumés. J'ai fermé les yeux et j'ai fait rouler entre mes doigts vos délicieux embouts. Mes mains ont continué de descendre. Je vous ai penchée en avant sur le lit, savourant ainsi une vue sur votre croupe offerte. J'ai glissé un doigt dans votre intimité. L'ai ressorti humide et ôté votre petite culotte d'un geste brusque. Vous voici nue devant moi. Vous n'avez que vos bas... Vous êtes bientôt à moi. Oui, je vais vous faire mienne... Mes doigts curieux s'enfoncent encore. Mes doigts gourmands explorent et fouillent. Je sens votre intérieur brûlant. Votre désir pour moi n'était donc pas feint ? J'aime ce moment-là où vous m'appartenez. Mon sexe est dur, terriblement douloureux. Je le libère et il se dresse contre votre cuisse. Son contact vous fait sursauter...

 

Vos mains s'égarent en moi dans mes douceurs intimes. Votre sexe derrière moi m'affame plus que tout. Je laisse un gémissement vous faire entendre mes envies. Vous posez votre bouche sur ma nuque et mon cou. Je me redresse un peu pour ronronner dans vos bras. Je me frotte contre vous comme une chatte en chaleur. Je vous veux là, en moi, me donnant du plaisir. Vos mains laissent, Ô bonheur, place à votre membre. Qui d'un coup me remplit me comble et m'enchante. Vos mains voyagent de mes hanches à mes seins. Je suis votre soumise, faites de moi votre putain. Vous n'êtes pas bavard et je m'en sens confuse. Peut-être aurais-je du vous dire mes instincts ? Mais soudain vous me dites que je suis une catin ! Hum, j'aime vos mots et votre sexe en moi. Vos mains qui m'emprisonnent et vous là, derrière moi. Continuez ! Baisez-moi ! Plus fort et plus vite ! Je ne veux plus entendre que nos gémissements. Nos chaleurs se transforment en sueurs de plaisirs. Je sens en moi monter une vague de douceur. Je me cambre un peu plus et vous offre mes arrières. Que vous prenez sans hâte mais toujours en ardeur. Votre main bienveillante n'abandonne pas pour autant, mon humide intérieur qui n'en demandait pas tant... Vous dites encore des mots que j'aime dans votre bouche. Et là, vraiment, je ne sais, ce qui vraiment me touche ? Si c'est votre façon de me baiser le cul ? Ou bien cette impression, toujours de déjà vu ? Peu importe l'ivresse, car je suis le flacon ! Déversez-vous en moi ! Crachez votre venin ! A moins que vous ne préfériez que je vous prenne en main ? Ma tête se retourne pour vous en questionner. Mais vous clouez mes lèvres par un prompt baiser. Je jouis alors si fort que des secousses me prennent. Et vous mordez ma nuque sans aucune honte même. Je vous retire de moi et m'agenouille face à vous. Je veux vous boire, Monsieur, oui je veux tout de vous.

 

J'ai joui dans votre bouche ma petite catin. Vous m'avez là surpris je l'avoue c'est certain. J'aurai bien continué à vous baiser sans fin. Mais la montée en moi de ce très doux venin, ne m'a pas laissé le temps et puis, vous, mais enfin ! Votre main continue de caresser mon membre... comme s'il pouvait encore le bougre se défendre. J'ôte votre bandeau et vos grands yeux m'implorent me supplient des encore ? Mais dites, petite fille, connaissez-vous l'accord ?

 

Bien sûr je n'oublie pas que je n'abuserai pas. Mais votre queue en moi me manque tant déjà. Quand vous reverrais-je, mon bourreau de douceurs ? Quand serais-je à nouveau votre putain d'une heure ? Ces instants sont si brefs avec vous que j'espère, chaque fois qu'ils durent un peu plus qu'hier. Mais j'ai signé l'accord qui m'arrache à vous à chaque fois en une heure, dieu que cet instant là, certes de pur bonheur, mais si court, me fait peine, et m'éloigne de vous...

 

 

Macha se prend pour une obsédée textuelle... Si vous êtes sur ce site sans doute l'avez-vous déjà un peu croisée... Ici ou .

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