Hammams (par Pascale Pujol)

Share

J’ai toujours aimé les hammams. L’odeur puissante d’eucalyptus, l’air humide et épais, presque ouaté, qui absorbe les sons et ralentit les gestes, la vapeur qui ruisselle doucement sur les murs de mosaïque, et surtout ce silence si étrange, terriblement sensuel, qui accompagne les mouvements et les contours indistincts des autres corps. Parfois, l’air est tellement chargé d’eau, la lumière tellement faible, que vous ne savez pas où vous installer quand vous entrez ; et puis une fois que votre regard s’est accommodé, le très léger clapotis de votre pas sur le sol inondé, et cette sensation tout à la fois brûlante et presque fraîche quand vous prenez place sur un banc de marbre. Peu à peu les poumons s’acclimatent à la vapeur moite et chaude qui les envahit, la respiration se ralentit, et à ce moment-là, oui, il est tellement agréable d’être nue ou simplement enveloppée dans un paréo léger qui ne couvre que le bas du corps, pour pouvoir contempler sans fin la goutte d’eau qui s’est formée sur votre gorge et qui descend lentement sur votre sein, en décrivant sa courbe douce jusqu’au téton.

Share

Lire la suite : Hammams (par Pascale Pujol)

Recrue des sens (par Alec Raumer)

Share

Ma douceur, mon inaccessible désir,

 

Je pense à toi. A ces nuits qui n'existeront jamais. A ton corps que je ne posséderai pas plus que le souffle d'un songe passager. Fugace. De ceux qui se perdent dans les brumes de l'inconscient lorsque la réalité d'un jour se renouvelant déchire ce qu'il peut rester des délices d'un sommeil dans lequel l'esprit demeure libre des entraves de la raison...

Share

Lire la suite : Recrue des sens (par Alec Raumer)

Histoire d'A (par Argane Epra)

Share

Le désir en sursis, les lèvres en replis, je ne peux vous donner ce baiser, Monsieur.

De mal en pis, le mal lui prit d'offenser ma vertu. Cet hurluberlu, vexé et belliqueux sortit sa queue. Mes seins, annexés par ses mains, canons au dehors, lui donnaient de l'entrain.

Share

Lire la suite : Histoire d'A (par Argane Epra)

La fable (par Christophe Boyer-Pacenza)

Share

Jean caressait d'un doigt rêveur cette croupe si mâle qui n'aspirait qu'à une seule chose : engloutir cette virilité turgescente qui se pavanait devant sa bouche. Jean ne voulait pas se précipiter. Il voulait goûter à tous les instants humides et sensuels de ce corps qu'il avait tant désiré lorsqu'il l'avait vu pour la première fois sur la plage, recouvert de cette huile solaire et laissant transparaître cette sexualité brute et douce à la fois d'un homme dans la force de son âge.

Share

Lire la suite : La fable (par Christophe Boyer-Pacenza)

Partage (par Christophe Boyer-Pacenza)

Share

 

Sublime fragrance de son sexe au cœur de ma bouche
J'y cueille l'essentiel, cette liqueur au goût salé et tenace
Je l'enveloppe de ma langue, gourmande, pour le frisson ressenti
Et je l'étreins quand, dans un spasme, s'écoule le plaisir viril

Share

Lire la suite : Partage (par Christophe Boyer-Pacenza)

Appetitoso ! (par David Layne)

Share

Lisa observait depuis déjà quelques minutes ce jeune homme assis sur les marches de l'église. Elle était là depuis maintenant deux bonnes heures, applaudissant sans conviction cette union entre sa sœur et Giorgio, jeune parmesan trentenaire indolent. La fête battait son plein, mais son cœur était pour lui. Leurs regards, une sensation unique, à vous faire vibrer.

Share

Lire la suite : Appetitoso ! (par David Layne)

NewsLetter